Dans toute discussion, dans toute négociation, dans tout combat – puisque certains semblent vouloir en arriver là – il est toujours fondamental de bien connaître les intentions de ses adversaires.

Le SNPC n’a jamais voulu s’en prendre à qui que ce soit, et en tout cas pas aux locataires. Il a toujours s’agit ni plus ni moins que de faire respecter les contrats et les droits des bailleurs. Il n’en va pas de même pour les associations de locataires et autres collectifs qui plus que jamais partent véritablement en croisade contre les bailleurs !

Nos membres et les bailleurs en général doivent être conscients des revendications des locataires et de leurs différentes associations de défense.
Ils pourront mieux apprécier nos actions de lobbying auprès des pouvoirs publics qui sont mis sous pressions aussi par nos adversaires.

 

SYNDICAT DES LOCATAIRES

Communiqué de presse - Revendications

Le Syndicat des Locataires prend acte du communiqué de presse de la secrétaire d’État Madame Nawal Ben Hamou.
À part la prolongation du moratoire relatif aux expulsions qui reste une excellente mesure pour les locataires, aucune nouvelle disposition n’est contenue dans ledit texte. C’est catastrophique, et pour tout dire inadmissible !
Les locataires bruxellois méritent plus que ces mesurettes de pacotille : l’exécutif régional, doté aujourd’hui des pouvoirs spéciaux, ne peut se contenter de laisser aux seuls protagonistes du rapport locatif ( aux locataires et aux bailleurs donc)  la responsabilité de résoudre un problème où seule la partie la plus forte gagnera à tous les coups.
Pour y parvenir, nous pensons que l’exécutif doit impérativement faire une distinction entre les monos  et les multi-bailleurs !
En plus des revendications que nous avons fait parvenir au diverses aux autorités, nous exigeons, par vidéoconférence au besoin, d’être entendu immédiatement par les ministres compétents.

Nos revendications

  1. Gel de l’indexation des loyers.
  2. Diminution de 25% du loyer des personnes impactées par le coronavirus.
  3. Les personnes qui, pour cause du coronavirus, sont dans l’impossibilité de déménager vers leur nouvelle location ont le droit de rester dans le logement qu’elles occupent sans être tenues de verser au nouveau bailleur le loyer lié au nouveau contrat.
  4. Possibilité de négocier un loyer moins cher quand le logement loué n’est pas conforme aux règles de salubrité et de confort minimal.
  5. Exonération du payement du loyer pour les étudiants qui ne peuvent pas occuper leurs kots.
  6. Mise à disposition pour les sans-abri des infrastructures hôtelières vides.
    Cette mesure doit être assumée par les communes, comme c’est déjà le cas à Etterbeek et à Forest.
  7. Des mesures spécifiques doivent être également prises pour les locataires de logements sociaux (*).
  8. Nous demandons aux locataires de soutenir les différentes démarches que nous effectuons auprès des responsables politiques en envoyant directement à ceux-ci, leurs doléances. 

Communiqué de presse – Auto-réduction du loyer de 25%

Depuis le début de la pandémie du coronavirus qui frappe durement notre pays, de nombreux locataires, inquiets notamment par la perte de leur emploi et donc d’une grande partie de leurs revenus, se sont adressés à notre organisation afin de savoir ce qu’ils pouvaient faire face à cette situation, et face au fait qu’ils devaient payer un loyer à la fin du mois.
Nous avons donc interpellé les divers gouvernements compétents en matière de logement pour leur demander ce qu’ils comptaient décider et nous leur avons suggéré une série de propositions (voir ci-dessous).

À ce jour, hormis le moratoire sur les expulsions locatives, force est de constater que les responsables politiques  n’ont strictement pris aucune mesure en faveur des locataires !
C’est dans ce cadre d’inertie politique grave que nous avons lancé un appel aux locataires impactés directement par une perte de revenus liée au coronavirus.
Cet appel consiste à réunir 5.000 locataires impactés prêts à entamer une auto-réduction du loyer de 25 % .

Nous demandons aux locataires qui seraient d’accord d’entamer cette action de nous faire parvenir le plus rapidement possible leur engagement par écrit (via le formulaire ci-dessous).
Nous leur conseillons également de demander par écrit à leurs bailleurs une diminution du loyer.

Le texte de l’engagement peut être téléchargé sur notre site (https://syndicatdeslocataires.wordpress.com/2020/04/10/pour-un-gel-des-l...).

Dès que le Syndicat des Locataires aura obtenu l’approbation de 5.000 locataires, il lancera alors officiellement le mot d’ordre de grève de réduction de 25 % de leur loyer.
D’ici là, nous continuerons les négociations déjà entamées avec les autorités régionales dans le but d’obtenir enfin les mesures qui devraient s’imposer d’elles-mêmes.

 

COLLECTIF POUR LA GRÈVE DES LOYERS

En soutenant la caisse de grève, vous soutenez les grévistes du loyer, en leur permettant de se défendre en justice en cas de poursuites. Pour un droit au logement effectif pour toutes et tous !

Avec le confinement lié au COVID-19, beaucoup de personnes ont perdu la totalité ou une partie de leur revenu ce qui va les amener à être en difficulté pour payer leur loyer.

Ceci s'inscrit dans un contexte où les loyers sont très élevés.

Les loyers ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires au cours des dernières années, pesant lourd sur le budget des ménages (souvent jusqu'à 60%).

Malheureusement, un locataire isolé n'a que peu de poids face à son propriétaire. Et l'on peut s'attendre à ce que la justice penche en faveur des propriétaires, même dans ce contexte exceptionnel.

Il est urgent d'annuler le paiement des loyers pendant la durée du confinement, mais également d'exiger un accès au logement décent et abordable pour toutes et tous.

Ces revendications pour le droit au logement sont portées depuis des décennies mais pourtant rien n'est fait de la part du politique.

Nous devons nous unir solidairement pour faire face à cette crise et à ses conséquences. C'est de cette manière que nous pouvons faire changer notre quotidien !
Un appel à la grève des loyers à été lancé afin de faire entendre collectivement notre voix

Cependant, cela expose les locataires - faisant grève ou ne sachant tout simplement pas payer leur loyer - à une série de poursuites judiciaires. La caisse de grève à pour ambition de protéger les locataires en payant les frais juridiques (notamment les frais juridiques d'avocats avec qui nous collaborons) dans la mesure des moyens de la caisse et dans l'ordre des demandes adressées. Nous estimons à 2000€ la défense d'un locataire.

En participant à la caisse de grève selon vos moyens, vous soutenez celles et ceux qui n'ont pas pu payer ou qui se sont engagé.e.s dans la grève afin d'obtenir de meilleures conditions de logement pour tous !

Notre droit au logement doit primer sur la recherche du profit !

 

INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES

Action Logement Bruxelles

Les loyers à Bruxelles étaient, déjà avant la crise sanitaire en cours, trop élevés. Le contexte actuel ne fait qu’accentuer le problème : de nombreux·ses bruxellois·es ont perdu une part importante voir la totalité de leurs revenus (et pour certain·es, cette situation se poursuivra après le confinement). Des milliers de ménages seront dans l’incapacité de payer leur loyer, ou devront conserver le peu d’argent dont ils disposent pour assurer les besoins essentiels. Pourtant, aucune mesure n’est prévue pour aider les locataires.

C’est de ce contexte qu’est né « Action Logement Bruxelles ». Les objectifs ?

1. Fédérer les locataires qui le souhaitent, repolitiser la question du logement, s’organiser de manière collective pour pouvoir agir solidairement lors des expulsions locatives et des procédures en justice de paix qui se dessinent déjà à l’horizon du post-confinement. Le logement n’est pas un problème individuel, ne restons pas isolé·e·s, organisons-nous !

2. Dans une période où l’on demande à tout le monde de se sacrifier, il est intolérable que les locataires se saignent à blanc pour maintenir les revenus des propriétaires (alors que des moyens considérables sont mis en œuvre pour aider les banques, les entreprises, les propriétaires et que cela semble « normal »). Un tel revenu de remplacement n’a de sens que s’il est accompagné d’une annulation des loyers. Via une pétition, Action Logement Bruxelles demande une mesure solidaire d’annulation des loyers dus pour la période de confinement, ainsi qu’une interdiction des expulsions locatives pour minimum 12 mois.

3. Relayer et relier les différentes mobilisations et actions autour de la question du logement. Les différents modes d’action ne doivent pas se concurrencer, mais au contraire contribuer ensemble à l’émergence d’un contexte favorable à un changement profond. Pour faire part d’une action à ajouter au site, contactez Action Logement Bruxelles.