Imaginez un immeuble à appartements dans lequel chaque opérateur télécom, chaque gestionnaire de réseau ou chaque nouveau fournisseur de services installe sa propre infrastructure.
Au fil des années, les gaines techniques se remplissent, les caves se transforment parfois en véritables nœuds de câblage, les goulottes se multiplient dans les parties communes et les syndics ou copropriétaires peinent à garder une vue d’ensemble.
Résultat ? Une accumulation d’équipements, des interventions répétées dans les communs et potentiellement une dégradation progressive de l’esthétique du bâtiment. À mesure que les besoins numériques augmentent, le risque est de voir chaque acteur ajouter sa propre infrastructure à part entière.
Pourtant, l’arrivée de la fibre optique, devenue essentielle pour le télétravail, le streaming, la domotique ou encore les objets connectés, ne devrait pas nécessairement rimer avec multiplication des installations. C’est précisément pour répondre à cet enjeu qu’une approche innovante se présente : le modèle Building Operator.
La copropriété décide du modèle de déploiement de la fibre dans son immeuble
Elle peut choisir d’autoriser l’installation de plusieurs réseaux distincts ou privilégier le principe de Building Operator, permettant aux opérateurs suivants de réutiliser l’infrastructure fibre déjà présente. Cette approche limite les travaux et l’impact visuel dans les parties communes tout en préservant le libre choix des résidents quant à leur fournisseur de services.
L’infrastructure Proximus est conçue pour être ouverte.
Concrètement, dans le modèle Building Operator :
Chaque opérateur télécom installe son boîtier de distribution dans la cave ou le local technique ;
Une seule installation dans les communs de la cave jusqu’à chaque appartement ;
Moins de câbles et de goulottes ;
Une réduction des interventions répétées dans l’immeuble ;
Une liberté de choix d’opérateurs pour les occupants.
En effet, ce partage d’infrastructure dans les communs permet toujours aux copropriétaires et locataires de choisir librement leur opérateur et leurs services. La différence réside simplement dans le fait que tous utilisent la même infrastructure à l’intérieur du bâtiment.
Un avantage pour les syndics et les copropriétés
Pour les syndics, le modèle apporte de nombreux bénéfices. Il permet de mieux maîtriser l’occupation des espaces communs, d’éviter la superposition d’installations et de simplifier la gestion technique du bâtiment.
Alors que la Belgique accélère fortement le déploiement de la fibre et que des centaines de milliers d’appartements sont déjà raccordables, les copropriétés ont tout intérêt à anticiper l’avenir. Le modèle Building Operator offre une réponse pragmatique à un défi bien réel : garantir une connectivité de pointe sans transformer les parties communes en forêt de câbles.
L’avenir numérique des immeubles ne passe pas nécessairement par davantage d’infrastructures, mais plutôt par une infrastructure unique, performante et ouverte à tous.
Une infrastructure commune, une liberté de choix préservée, des parties communes mieux protégées.